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Lot 0008

OUVRAGE CONDAMNE PAR LE PARLEMENT DE PARIS.- [ARGENS

(Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'). La Philosophie du bon-sens, ou réflexions philosophiques sur l'incertitude des connaissances humaines. Nouvelle édition corrigée et augmentée considérablement par l'auteur. Avec un examen critique des remarques de M. l'Abbé d'Olivet. La Haye, Pierre Paupie, 1768, 3 vol. in-12, [4]-VIII-351, [4]-360, [4]-324 p., plein veau marbré de l'époque, dos lisses entièrement ornés de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches rouges, t. 1 : tache dans la marge infér. pp. 55/56 et 349/350, décharge aux bors des pp. 350/352, t. 2 : petit trou marg. aux pp. 203/204. Édition la plus complète de cet ouvrage important pour la philosophie au 18e siècle. Il fut condamné par le Parlement de Paris le 6 février 1759, en même temps que "De l'Esprit" d'Helvetius, "la Religion naturelle" de Voltaire, et l'Encyclopédie. Jean-Baptiste de Boyer, Marquis d'Argens (1704-1771) était fils d'un procureur général, il suivit la carrière des armes et eut une jeunesse fort licencieuse, ce qui le fit déshériter par son père. Blessé devant Philipsbourg en 1734, il quitta le service et se retira en Hollande, afin de pouvoir y écrire librement ses pamphlets. Il attira l'attention du roi de Prusse par ses attaques contre le christianisme : ce prince l'appela à sa cour, en fit son chambellan avec 6.000 francs de traitement, et le nomma directeur général de son Académie. Après avoir vécu 25 ans dans l'intimité de Frédéric II, le marquis d'Argens vint passer ses dernières années dans sa famille, à Aix. La Philosophie du Bon sens est sans aucun doute son ouvrage le plus populaire, salué dès sa parution par Voltaire ; Kant y verra, quant à lui, au contraire une oeuvre dangereuse, une grave atteinte d'un "libre penseur" aux droits de la raison pure. Bel ex.

Estimation : 100/150€
Adjugé: 280€