Vente publique de livres et de peintures

Vente :

le vendredi 24 mai 2019 à 13 h
le samedi 25 mai 2019 à 13 h

Exposition :

du vendredi 17 mai 2019 au dimanche 19 mai 2019 de 10 h à 18 h
le mardi 21 mai 2019 de 10 h à 18 h
le mercredi 22 mai 2019 de 10 h à 18 h

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Lot 0240

"L'Assiette au beurre".

Année 1905-1906 (du n° 209 au n° 260). P., 1er avril 1905 - 24 mars 1906, 52 numéros reliés en 1 vol. 4°, pleine toile illustrée édit. , couv. cons. (rel. fort usée). Illustrations de Galanis, Hermann-Paul, Ibels, Iribe, Nadar, Poulbot, Steinlen et quelques autres.

Estimation : 50/75€


Lot 0241

Vallotton... et les autres.- « L'Assiette au beurre ». Paris, 90 numéros réunis en deux volumes grand 4°. 1. Année 1902 comprenant 53 numéros : 2 hors série : « La Foire aux croutes », « Les Empoisonneurs patentés », et du n° 39 (28 déc. 1901) au n° 91 (27 déc. 1902), manque le n° 43, un vol. en demi-toile bleu nuit, dos lisse, titre et année dorés (reliure usée, traces de pliure verticale, qq. pages effrangées au bord externe). 2. 51 numéros se suivant : du n° 209 (1er avr. 1905) au n° 260 (24 mars 1906), un vol. pleine toile rouge (reliure usée, dos remonté). Relevons des noms d'illustrateurs : Caran d'Ache, Jossot, Kupka, Jacques Villon, Steinlen, Vallotton (n° 48 : « Crimes et châtiments », lithographies), Louis Morin, Grandjouan, Robida, Léandre, Cappiello, Benjamin Rabier, Willette, Ibels, Roubille, Galanis, Renefer, Iribe, Hermann-Paul, Poulbot etc. « L'Assiette au beurre » est un magazine satirique illustré français ayant paru de 1901 à 1936. La publication est hebdomadaire et continue jusqu'en 1912. Après une interruption, une deuxième série est publiée mensuellement de 1921 à 1925, puis décline et disparaît définitivement en 1936. Dans sa première période, « L'Assiette au beurre » est une revue innovatrice sur le plan graphique, notamment par le choix d'illustrations en pleine page et la dévolution de numéros entiers à un thème unique, voire à l'oeuvre d'un seul artiste. Elle rassemble certains des meilleurs illustrateurs européens à une époque où, par conviction politique, des artistes délaissent l'oeuvre unique pour se tourner vers l'imprimé. Tirant parti de la carte blanche qui leur est laissée, ces artistes y critiquent avec une grande liberté de ton le militarisme, le colonialisme, le cléricalisme, le féminisme et les conditions de travail.

Estimation : 80/120€


Lot 0242

Gus Bofa, Paul Iribe...- « La Baïonnette ». Paris, L'Édition française illustrée, du n° 45 du 18 mai 1916 au n° 225, du 23 oct. 1919, soit 180 numéros reliés en 4 vol. 4° en toile brique édit. : [1] : vol. 2 ; 2e année, n° 45, 18 mai 1916 à la 3e année, n° 90, 22 mars 1917 (manquent 8 p. au n° 74 ?) ; [2] : vol. 3, 3e année, n° 91, 29 mars 1917 à la 4e année, n° 135, 31 janv. 1918 ; [3] : vol. 4, 4e année, n° 136, 7 févr. 1918 au n° 180, 12 déc. 1918 ; [5] : vol. 5, 4e année, n° 181, 19 déc. 1918 à 5e année, n° 225, 23 oct. 1919 (usures et traces de manipulation au vol. 2). Ce périodique fut créé à l'origine sous le nom de « À la baïonnette » le 23 janv. 1915 par le caricaturiste Henri Maigrot, dit « Henriot », collaborateur de « L'Illustration » et père d'Émile Henriot. Au début, Henriot fournit l'essentiel des dessins, durant 24 numéros, jusqu'au 3 juill. Le magazine changea d'éditeur le 8 juill. 1915 et commença une nouvelle série, puis le mois suivant, à compter du 13 août, s'appela « La Baïonnette ». La maquette, la férocité de certains dessins, ainsi que le choix des dessinateurs, rappellent « L'Assiette au beurre ». Le dernier numéro, le 250, sort le 22 avr. 1920. Pêle-mêle une liste d'illustrateurs, d'où ressortent par leur présence assidue et la qualité de leurs dessins Paul Iribe et Gus Bofa : Willette, Léandre, Métivet, Capiello, Ibels, Poulbot, Lepape, Barbier, Falké, Laborde, Hémard, Brunelleschi, Guillaume, Sem, Hermann-Paul, Roubille, Icart, Cami... Bel ensemble.

Estimation : 75/100€


Lot 0243

Robida...- « La Caricature ». Paris, 1 chemise et 2 vol. in-folio, soit 183 numéros, dont deux années complètes (1881 et 1887). [Vol. I]. Année 1881, du n° 53, 1er janv. au n° 104, 24 déc. 1881 (+ suppl. au n° 53) (n° 53 restauré, suppl. du n° 80 manque, petites déchirures marginales sans manques), soit 51 numéros + 1 supplément, un vol. demi-toile noire (reliure frottée). [Chemise]. N° 1, 3 janv. 1880 (renforcé au papier collant ; nos 107, 14 janv. 1882, 108, 109, 111, 113-116, 119, 120, 128-130, 131 (sans le suppl.), 132-134, 136, 145-149, 163, 192, 210-213, 215-220, 221 (sans le suppl.), 222-232, 234-249, 251-260, ; 261, 23 déc. 1884 ; 662, 3 sept. 1892, 697, 725, 728, 735, soit 80 numéros brochés (feuillets détachés, traces de manipulation, dos des derniers fasc. renforcés au papier collant). [Vol. II]. Année 1887, du n° 366, 1er janv. au n° 418, 31 déc. 1887 (+ suppl. aux nos 392, 395 [renforcé], 399 [petites déchirures, renforcé au papier collant], 404, 415), soit 52 numéros + 5 suppléments, un vol. demi-toile rouge de l'époque, dos lisse, pièce de titre (reliure frottée). Se voulant « politique, satirique, drolatique, prophétique, atmosphérique et littéraire », « La Caricature » est lancée le 3 janv. 1880 par Georges Decaux, directeur de la La Librairie illustrée, avec le dessinateur Albert Robida comme rédacteur en chef. Cet hebdomadaire paraît sans interruption jusqu'au 31 déc. 1904, produisant 1305 livraisons. Sortant tous les vendredis, il concurrence son aîné, « La Vie parisienne ». Il s'agit au départ d'un cahier de 8 p. format 28 x 39 cm vendu au prix de 30 centimes, qui comprend uniquement la couverture en couleurs : l'impression des images se fait à partir de gravures sur bois, suivant un procédé de typogravure. L'intérieur compte des demi-pages illustrées et une double page centrale exprimant un grand dessin - une histoire en images, un « tableau-bouffe » -, généralement exécuté par Robida. Celui-ci s'adjoint le talent de plus de 200 illustrateurs. Relevons les noms de Job, Luque, Draner, Caran d'Ache, Cohl, Courboin... Les mondanités voisinent avec la littérature, le théâtre et les potins du jour, la politique ne figurant qu'au rang des curiosités du moment. En 1889, un certain Eugène Kolb (?) rachète le titre. Son principal concurrent devient alors « Le Courrier français », qu'elle a sans doute inspiré, puis, à partir de 1894, du "Rire". Robida quitte officiellement ses fonctions de rédacteur en chef le 25 juin 1892, avec le n° 652. En 1897, le titre passe sous le contrôle de Fayard frères. Fayard suspend le titre fin déc. 1904.

Estimation : 100/150€


Lot 0244

CHAM. Douze années comiques. 1868-1879. 1.000 gravures. Introduction par Ludovic Halévy. Paris, Calmann Lévy, 1880, 4°, 349 p., percaline rouge à décor or et rouge de l'édit. (usures). Bon exemplaire quasi exempt de rousseurs./ CHAM. Les Folies parisiennes. Quinze années comiques 1864-1879. Introduction de Gérome. Paris, Calmann-Lévy, 1883, 4°, portrait, 343 p., percaline rouge à décor or et noir de l'édit. (usures et rousseurs). Bon exemplaire. Quelques années après Rodolphe Töpffer, l'inventeur de la bande dessinée, Cham (pseudonyme d'Amédée de Noé, 1818-1879) dessine lui aussi plusieurs albums sans que puisse être mise en lumière l'influence de l'un sur l'autre. Le premier album de Töpffer date de 1827 et a été publié en 1837. Aubert, éditeur à Paris dans la galerie Véro-Dodat est l'éditeur de Cham ; il fait paraître des contrefaçons des albums de Töpffer dès 1839, en même temps que le premier album de Cham./ Ens. 2 vol.

Estimation : 50/100€


Lot 0245

Daumier, Cham, Draner... « Le Charivari ». 404 numéros reliés en 2 vol. [Vol. I]. 33e année, 2e semestre, du 1er juill. au 31 décembre 1864 (un seul numéro pour les 16 et 17 août, idem pour les 2 et 3 oct.) (manquent les 16, 21, 25 juill., 6, 7, 8, 21, 25 août, 11, 14, 16, 21 à 28, 30 sept., 6, 26, 29 oct., 6, 11, 15, 17, 22, 24, 25, 28, 29, 30 nov., 2, 7, 15, 17, 21 déc.), soit 143 (sur 182) numéros de 4 pages reliés à l'époque en un vol. in-folio en demi-veau violine, dos lisse (coins émoussés, qq. taches brunes, pliures, brunissures, qq. déchirures sans manques). [Vol. II]. 39e année, du 1er janv. au 24 sept. 1870, soit 261 (sur 262) numéros reliés en demi-toile brune à coins, dos lisse (reliure moderne, ensemble lavé ?) (un seul numéro pour les 2 et 3 janv., les 2 et 3 mars, les 18 et 19 avr., les 6 et 7 juin, les 16 et 17 août) (manque 31 mars ; des numéros de mai sont mal classés). « Le Charivari » est le premier quotidien illustré satirique du monde, qui parut de 1832 à 1937. Fondé le 1er déc. 1832 par Charles Philipon comme un journal d'opposition républicaine à la Monarchie de Juillet, le journal satirique à vocation distractive s'affirma au cours de son histoire tantôt radical, conservateur, républicain ou encore anti-clérical. Ses auteurs les plus notables furent notamment Taxile Delord ou encore Agenor Altaroche et ses caricaturistes les plus marquants furent entre autres Philipon, Nadar, Gustave Doré, Henri Rochefort, Cham et Honoré Daumier. En baisse d'audience, le journal disparait en 1937. Précieux ensemble.

Estimation : 100/150€


Lot 0246

À travers l'Alsace.- Dur?s Elsass ». Politisch-satirisch Wucheblättle. Mülhausen (Mulhouse), rédaction Henri Zislin, du n° 95 (8 avr. 1911) au 264 (25 juill. 1914), 16 p. par numéro, in-folio, ensemble relié en un volume tricolore en demi-toile (bleue) à coins (rouge), plats en blanc (reliure lég. usée, mors fendus). Dans cette collection importante de 169 numéros, manquent les numéros 211, 212, 221, 244, 257-260 et 262. Textes en français et en alsacien, nombreuses caricatures. Dénonciateur féroce des travers de la germanisation, défenseur du particularisme alsacien par ses revues en dialecte « D'r Klapperstei » (1903-1905) et « Dur's Elsass » (1907-1922), Henri Zislin (1875-1958) est un contemporain de Hansi malheureusement tombé dans l'oubli. Ses images ironiques, dures et mordantes ont pendant plus de vingt ans reflété le climat politique alsacien, du IIe Reich à la IIIe République, et son parcours étonnant et paradoxal est à tous égards bien plus intéressant que celui d'un Hansi outrancièrement cocardier et nationaliste. Dès 1903, il publie un hebdomadaire illustré humoristique et satirique, « D'r Klapperstei » qu'il arrêtera en 1905. Il continue son combat et publie la même année une brochure « Das Elsass als Bundestaat ». Les Allemands considèrent cette publication comme une attaque contre l'Empire : la publication est confisquée et Zislin est emprisonné pendant 3 jours, à droit à un procès et doit payer 150 marks d'amende, ce qui le rend immédiatement populaire. La lutte se poursuit et il publie le 2 oct. 1907 une nouvelle revue « Dur's Elsass » dans laquelle il malmène les autorités allemandes et rappelle l'attachement de l'Alsace à la France. Il se propose de « propager par la parole et par l'image, l'humour alsacien, reflet de cet humour gaulois qui par héritage nous est propre et qui devra unir davantage encore les Alsaciens dans leur combat pour la vérité et le droit... L'Alsace aux Alsaciens ! ». Il s'adjoint occasionnellement Hansi qui va assurer la parution de la revue lorsqu'une nouvelle fois Zislin et emprisonné, cette fois-ci pour 8 mois en avril 1908 après un procès qui le condamne en outre à une amende de 100 marks. Il récidive en 1910 avec une illustration acerbe d'une parodie de la Fable de La Fontaine « Le renard et le corbeau » qui lui vaut 2 mois de prison. Pour s'acquitter de ses dettes, il publie deux cartes postales qui lui valent à nouveau 2 mois de prison. C'est après cet emprisonnement que commence notre collection. Son oeuvre est appréciée et on publie à Paris en 1913 sous le titre « Sourires d'Alsace » des dessins parus dans « Dur's Elsass ». Dans la capitale, il fait la rencontre de Paul Déroulède et de sa Ligue. Fin juillet 1914 il se trouve à Belfort pour un mariage. Il décide de rester et s'engage dans l'armée française. La veille de la grande guerre et durant son cours, Henri Zislin produit certaines de ses caricatures les plus acérées contre le « militarisme », cette « maladie prussienne particulière ». Il ne revoit Mulhouse que le 19 novembre 1918. La paix venue, il continue son travail : le 10 juillet 1919 est republié « Dur's Elsass - À travers l'Alsace » qui paraît jusqu'en 1923, mais avec de nombreuses interruptions. (D'après http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/1GM_combats/biographies/index.php?parent=62&letter=Z.).

Estimation : 100/150€


Lot 0247

« Le Gaulois ». Paris, in-folio, cinquième et dernière année (1861), 35 numéros réunis en un volume en demi-cuir rouge de Russie de l'époque, dos lisse orné, titre doré (reliure usée, petites déchirures, traces de pliures et de manipulation, du n° 1, il n'a été conservé que le 1er feuillet). Du n° 1 (6 janv. 1861) au 35 (1er sept. 1861) de la cinquième et dernière année (le n° 14, erronément numéroté 154, a été relié en fin). Cette « Petite gazette critique, satirique et anecdotique » absorbe « Le Diable à Paris ». Elle paraît du 10 nov. 1857 à sept. 1861 (ne paraît pas d'août à nov. 1859). Hebdomadaire, puis bi-hebdomadaire et à nouveau hebdomadaire. À remarquer dans presque chaque numéro un portrait-charge occupant toute une page dessiné par Paul Hadol (1835-1875), illustrateur et caricaturiste à succès. Relevons les portraits de Féval, Nadar, Courbet, etc. Rare.

Estimation : 50/100€


Lot 0248

« Le Journal amusant ». Journal illustré. Journal d'images, journal comique, critique, satirique, etc. Paris, 262 numéros des années 1866, 1867, 1871, 1872, 1873, 1887, 1888, 1896, répartis en 4 volumes : 1. 78 numéros réunis en un vol. in-folio : du n° 526 (27 janv. 1866) au 604 (27 juill. 1867), demi-toile noire (reliure usée, traces de pliures, 1er f. du 531 découpé, dernier f. du 547 déchiré sans manque, 1er f. du 564 découpé, dernier f. du 565 arraché, découpure dans le 3e f. du 570, dernier f. du 542 arraché). 2. 34 numéros réunis en un vol. in-folio : du n° 794 (18 nov. 1871) au 808 et les nos 825, 826, 843, 847, 848, 850, 851, 854, 855, 860, 889, 893-895, 897-900, 902 (13 déc. 1873), demi-chagrin rouge, dos à nerfs, titre doré (usures, manque le 1er f. du n° 796, manquent les 2 premiers f. au n° 825 qui est froissé, le 893 est placé en fin, petites déchirures, renforts anciens semi-opaques). 3. 99 numéros réunis en un vol. in-folio : du n° 1583 (1er janv. 1887) au 1687 (29 déc. 1888), demi-chagrin brun de l'époque, dos lisse, titre doré (reliure usée, traces de manipulation, déchirures sans manques, qq. numéros abîmés, manquent les 1598, 1609, 1617, 1640 et 1672). 4. 51 numéros réunis en un vol. in-folio : du n° 2053 (4 janv. 1896) au 2104 (26 déc. 1896), demi-veau rouge de l'époque, dos à nerfs, titre doré (traces d'usure, petites déchirures, traces de pliures, traces de manipulation). « Le Journal amusant » est une publication hebdomadaire française lancée par Charles Philipon le 5 janv. 1856 en 8 p. grand-in-folio et disparue en déc. 1933, soit après 86 années de publication. « Le Petit Journal pour rire », fondé en même temps, en était la version populaire. Il est le nouveau nom du « Journal pour rire » créé en 1848. Caricatures de Grévin, Forain, Cham, Mars, Draner, Caran d'Ache, etc. Rare réunion.

Estimation : 100/150€


Lot 0249

André Gill.- « La Lune », « L'Éclipse », « La Lune rousse » et « Le Philosophe ». Réunion de 244 numéros complets de célèbres revues satiriques du 19e s. 38 numéros de « La Lune ». En 1865, François Polo, libraire républicain qui édite des pamphlets contre l'empereur Napoléon III et ancien collaborateur du « Nain jaune », fonde le journal « La Lune » en réponse à Polydore Millaud qui venait de lancer « Le Soleil ». Dès le n° 5, André Gill fournit des caricatures, des portraits-charges. D'abord un quotidien, « La Lune » devient un hebdomadaire à partir du n° 7 et porte comme sous-titre « semaine comique illustrée ». Le tirage de certaines éditions monta jusqu'à 40 000 exemplaires. En déc. 1867, le journal est interdit par la censure à la suite de la publication de deux caricatures, l'une représentant Napoléon III en Rocambole (n° 87), l'autre montrant le Pape et Garibaldi en lutteurs masqués (n° 89) : Polo est condamné et le journal disparaît le 19 janv. 1868. L'édition totalise 98 numéros, imprimée chez G. Towne à Paris. 204 numéros de « L'Éclipse » (dont, malheureusement, 15 numéros ont le 1re page découpée, soit 189 numéros complets). La boutade « La Lune devra subir une éclipse » détermine le nom du successeur de « La Lune » : « L'Éclipse ». Le 1er numéro paraît le 26 janv. 1868 et le dernier le 25 juin 1876. Au total, elle compte 400 numéros, plus 36 numéros bis ainsi que 5 suppléments en 1870. Enfin, 2 numéros, dont le dernier, de la rarissime revue satirique « Le Philosophe » fondée le 19 mai 1867 par Charles Gilbert-Martin (1839-1905). Rédacteur en chef de cette revue satirique, il en réalise la plupart des caricatures, aux côtés du peintre Jean-Paul Laurens, qui y dessine surtout des scènes de moeurs. « Le Philosophe » n'aura que 33 numéros en raison de la censure et d'une décision de justice, rendue en janv. 1868, qui condamne Gilbert-Martin à 200 frs d'amende et à deux mois de détention à Sainte-Pélagie. Ens. 4 vol. in-folio reliés à l'époque, le premier en demi-cuir brun de Russie, les trois autres en demi-veau noir (reliures usées) : [Vol. I]. « La Lune » , n° 13, 3 juin 1866 ; nos 15, 30, 35, 37, 38, 41, 50 à 54, 56 à 59, 62, 64 à 90, 92 à 95, 97 et 98, 17 janv. 68, soit 38 numéros (entre les nos 85 et 86 : « Le Philosophe », n° 23, 26 oct. 1867 ; après le n° 98 : « Le Philosophe », n° 33, 18 janv. 1868) (petits manques et déchirures, taches). « L'Éclipse », 1re année, n° 1, 26 janv. 1868 au n° 49, 27 déc. 1868 (+ 14bis, 15 bis, 29bis, 37bis, 44bis, 46bis, 49bis) (manque le n° 14), soit 55 numéros. [Vol. II]. « L'Éclipse », 2e vol. : titre général illustré en couleurs, table des matières, 2e année, n° 50, 3 janv. 1869 (+ 51bis, 53bis, 55bis, 59bis, 71bis, 87bis, 92bis, 98bis, 99bis) (déchirure sans manque au n° 53bis ; les 1ers f. des nos 57, 60, 61, 65, 69, 70, 72, 77, 89, 99, sont découpés), soit 61 numéros. [Vol. III]. « L'Éclipse », 3e vol. : titre général et table des matières, 3e année, n° 102, 2 janv. 1870 au n° 139, 18 sept. 1870 (+ 103 bis, 105bis, 106bis, 114bis, 116bis, 119suppl., 128bis, 129bis, 132bis, 133bis, 134bis et 4 suppléments sur 5) (déchirure sans manque au n° 103 ; f. 3/4 du n° 124 frotté avec petits manques ; les 1ers f. des nos 104, 117 et 135 sont découpés ; manque le 2e supplément), soit 53 publications (sur 54) ; relié avec le 4e vol. : titre général et table des matières, 4e année, n° 140, juin 1871 au n° 166, 31 déc. 1871 (+ 149bis, 151bis, 156bis, 158bis, 160bis, 164bis) (le 1er f. du n° 141 est découpé), soit 33 numéros. [Vol. IV]. « L'Éclipse », 6e vol. : titre général et table des matières, 5e année, n° 219, 5 janv. 1873 à la 6e année, n° 270, 28 déc. 1873 (le 1er f. des nos 237 et 245 découpé), soit 52 numéros./ On joint 15 numéros de « La Lune rousse », 4 pages chacun grand in-folio, la double page intérieure comprenant une caricature en couleurs de Gill (bords effrangés, petites déchirures, plis renforcés extérieurement). Les caricatures sont en très bon état. Comprend les nos 19 (15 avr. 1877), 71, 93, 95, 97, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106, 110, 113 et 128 (18 mai 1879)./ Ens. 4 volumes et 15 fascicules.

Estimation : 100/150€


Lot 0250

Casimiro Teja.- « Pasquino ». Giornale umoristico, con caricature. Torino. Vol. 6, n° 305, 24 nov. 1861 au n° 311, 29 déc. 1861 (il n'y a pas de n° 308) et vol. 7, n° 1, janv. 1861 [sic, lire 1862] au n° 52, 28 déc. 1862 (manquent les n° 28, 29, 39, le dernier f. du n° 4, l'avant-dernier f. du n° 19, le 2e f. du n° 20, le 3e f. du n° 50, découpe au 1er f. du n° 52), soit 56 numéros de 8 pages, dont 5 avec des manques, soit 51 numéros complets reliés en un vol. 4° en demi-toile brune à coins, pièce de titre (reliure moderne). Précieux ensemble. Il « Pasquino » fu un settimanale satirico fondato a Torino nel 1856 dai giornalisti Giuseppe Augusto Cesana e Giovanni Piacentini, pubblicato fino al 1930, quando fu soppresso dal fascismo. Il primo numero uscì il 27 gennaio 1856, con una testata disegnata dal caricaturista Casimiro Teja (1830-1897). Settimanale in uscita la domenica, di ispirazione liberale, aspirava a rivolgersi a tutti gli italiani e per questo prendeva il nome dalla « statua parlante » di Roma, simbolo per eccellenza della satira politica. Teja lo diresse per quarant'anni, fino all'ultimo giorno della propria vita. Nel 1861 Teja coniò l'espressione « Piove, governo ladro ! », come didascalia di una vignetta apparsa in occasione di una manifestazione di mazziniani andata a monte a causa della pioggia. Inizialmente « Il Pasquino » non si interesso di politica, anche per non entrare in concorrenza con l'altro periodico torinese « Il Fischietto », ma un po' per volta inizio a occuparsene sempre più apertamente, tanto da interessare la censura. Anche dopo il trasferimento della capitale (e di uno dei suoi fondatori, Giuseppe Cesana) a Firenze, « Il Pasquino » rimase pubblicato a Torino : il suo direttore Teja dichiaro in proposito : « Fuori Torino, Pasquino non potrebbe vivere. ».

Estimation : 40/80€


Lot 0251

Tout ce qui a paru au 19e s.- « Le Petit Journal ». Supplément illustré. Les 528 premiers numéros (+ un double) reliés de même en 5 vol. à l'époque en demi-toile noire, dos lisse, titre doré, soit [1] : du n° 1, 29 nov. 1890 au n° 110, 31 déc. 1892 ; [2] : du n° 111, 7 janv. 1893 au n° 215, 30 déc. 1894 ; [3] : du n° 216, 6 janv. 1895 au n° 319, 27 déc. 1896 ; [4] : du n° 320, 3 janv. 1897 au n° 423, 24 déc. 1898 ; [5] : du n° 424, 1er janv. 1899 au n° 528, 30 déc. 1900 (439 en double) (reliures lég. frottées, qq. déchirures sans manque de matière, dernier f. du n° 254 abîmé). Les attentats anarchistes, l'Affaire Dreyfus (voir e.a. le n° 217 : « Le Traître »), les colonies, les catastrophes naturelles et autres. Tous les ingrédients d'une presse « people », de la naissance de la presse « people ». Le premier numéro du « Petit Journal » est sorti, sous le Second Empire, le 1er février 1863. Son fondateur, Moïse Polydore Millaud, cherchait à toucher les couches populaires en leur proposant un quotidien facile à lire et bon marché : il invente le « journal à un sou », c'est-à-dire à cinq centimes, expédié en province par le chemin de fer. Mais ce n'est encore qu'un quotidien purement typographique, imprimé à la feuille. Moïse Millaud s'éteint en 1871 et « Le Petit Journal » lui survit. Le titre est repris en 1873 par Émile de Girardin, l'ami de Victor Hugo, mais aussi l'associé d'Hippolyte Marinoni qui va révolutionner la presse populaire : avec son gendre Désiré Cassigneul, actionnaire et imprimeur attitré du quotidien, celui-ci met au point des rotatives perfectionnées qui permettent de maintenir le prix de vente à un sou, et en particulier la « machine chromotypographique » par laquelle « Le Petit Journal » va pouvoir publier un supplément illustré hebdomadaire, paraissant en fin de semaine. La première livraison, le 29 novembre 1890, diffuse très sagement le portrait officiel du Président Carnot, mais bientôt les scènes spectaculaires ou sanglantes vont s'afficher à la « une » (Bruno Fuligni). Rare ensemble.

Estimation : 200/250€


Lot 0252

Avec la 1re bande dessinée politique.- « Revue comique à l'usage des gens sérieux. ». Paris, 1848-1849, 4°, 368-188 p. (qq. erreurs de pag. dans la 1re année), reliure moderne en pleine toile brune à la Bradel, pièce de titre (brunissures). Tout ce qui a paru, soit 25 livraisons pour l'année 1848 et 13 pour 1849, y compris les feuillets de titre pour chaque année, illustrations de Bertall, Nadar (qui signe alors Nadard)... La « Revue comique » est un périodique satirique hostile à Louis-Napoléon. Si la Table des matières de la première année permet de dater la sortie des livraisons, pour la seconde année, la table reste muette sur les dates de parution. Minutieusement Michel Brix, spécialiste de Nerval, a pu donner des éléments permettant de dater les livraisons de 1849. Il a également pu préciser la collaboration supposée de Gérard de Nerval dont le nom apparaît comme rédacteur à la page de titre de chaque année. Aucune des signatures abrégées n'évoque, de près ou de loin, celle de Nerval. Même le conte du « Diable vert » qui clôt la revue, ne constitue pas exactement une collaboration : une note explique que le texte est repris de l'almanach du « Diable vert », publié chez le même éditeur. Six articles ont ainsi été attribués à Gérard ; Brix démontre qu'aucun d'eux ne semble pouvoir être de la main de l'écrivain (Michel Brix, Nerval journaliste). C'est pour la « Revue comique » que Nadar réalise ses meilleures créations, les Aventures illustrées (mais non illustres) du prince pour rire (Louis Napoléon), et surtout Mossieu Réac que l'on considère comme l'une des premières bandes dessinées et la première qui soit politique. Voir dans data.bnf.fr la liste détaillée des collaborateurs. Peu commun complet.

Estimation : 100/150€


Lot 0253

« Le Triboulet ». Paris, 1880, 3e année complète, 52 numéros 4° de 16 pages reliés en demi-veau brun de l'époque, dos lisse, titre et année dorés (coiffes frottées, plat avant détaché intérieurement). Bel état. Manque la couverture des nos 4 et 46. Bien complet du n° 32, qui avait été saisi, et des Suppléments des nos 24 et 33. « Le Triboulet » est un journal satirique monarchiste français fondé en 1878. Son titre fait référence au bouffon Triboulet, héros du « Roi s'amuse » de Victor Hugo, présent dans un grand nombre des caricatures et vignettes de cet hebdomadaire. Hebdomadaire illustré de caricatures, « Le Triboulet » adopte un format inspiré du célèbre « Punch » londonien, dont la mascotte figure en bonne place sur la page de titre conçue par Bertall puis redessinée par J. Blass. Il commence à paraître le 10 nov. 1878 sous la direction du baron James Harden-Hickey, alias Saint-Patrice, un jeune écrivain américain d'origine irlandaise converti au légitimisme depuis son installation en France. Le journal, dont le secrétaire de rédaction est Jules de Gastyne et le gérant Georges Lampre, a son siège au no 35 (puis au no 43) du boulevard Haussmann, de même que la société « Harden-Hickey, Saint-Patrice et Cie » formée en 1879 pour assurer l'exploitation du titre. Lancé avec la bénédiction du « Figaro », qui a offert à ses lecteurs le premier numéro du nouvel hebdomadaire, « Le Triboulet » rencontre bientôt un grand succès. Dévoué à la cause royaliste du « comte de Chambord » et farouchement anti-républicain, « Le Triboulet » subit régulièrement la censure ainsi que de nombreuses condamnations qui lui coûtent très cher tout en contribuant à sa célébrité : après la saisie du n° 32 (8 août 1880), le tirage est passé de 25.000 à 35.000... En août 1880, alors que l'hebdomadaire a déjà perdu 21 procès, son directeur est expulsé du territoire par arrêté du ministre de l'Intérieur, Ernest Constans. Bénéficiant d'un sauf-conduit, Harden-Hickey revient à Paris à la Toussaint pour organiser la rédaction d'un « Triboulet » quotidien destiné à suppléer l'hebdomadaire satirique, qui est renommé « Le Triboulet illustré ».

Estimation : 75/100€