Livres, Peintures et Dessins

Vente :

le vendredi 26 mars 2021 à 13 h

Exposition :

du mardi 16 mars 2021 au dimanche 21 mars 2021 de 10 h à 18 h
du mardi 23 mars 2021 au mercredi 24 mars 2021 de 10 h à 18 h du mardi 23 mars 2021 au mercredi 24 mars 2021 de 10 h à 18 h

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Lot 0114

Edition originale. 1/25 ex. de tête sur Japon.- ZOLA (Emile). Le Rêve. P., Charpentier, 1888, in-12 à toutes marges, demi-chagrin noir à coins, dos lisse ornementé de filets continus et perlés, auteur, titre, millésime et tête sur témoins dorés, couv. cons. (dos à peine passé, mors lég. frottés, tête piquée). Edit. orig. 1/25 ex. de tête num. sur Japon (ex. n° 4). Rarissime exemplaire sur Japon.

Estimation : 1000/1500€


Lot 0115

BARRÈS, Maurice (1862-1923). Écrivain et homme politique français qui prône le nationalisme. Lettre de trois pages 8° non datée (pli renforcé), mais qui doit avoir été écrite en 1902, adressée à Jules DELAHAYE (1851-1925), homme politique français (boulangiste, député, sénateur). C'est le 21 novembre 1892 qu'il s'illustre en dénonçant à la tribune de la Chambre les compromissions de la classe politique dans le scandale de Panama. À la suite de son intervention, une commission d'enquête parlementaire est créée. Très belle lettre : « Je n?ai pas quitté la politique, comme vous le suggérez à cause des dégouts qu?elle traîne innombrables après elle. Je suis toujours prêt pour la bataille, pour le danger, mais la vie de garnison et les intrigues : non j?en ai assez. [...] Il y a à maintenir le niveau intellectuel de mon époque. Comme il y a à épurer, à venger la morale. Je vous marque là une grande ambition (celle-là), mais vous-même en avez eu une grande et vous vous en êtes justifié en remplissant le séance. » Etc. Nous datons la lettre d?après les publications citées, particulièrement « La Revue contemporaines » dont le fasc. comprenant « Leurs figures » (Panama avec l?interpellation de Delahaye) paraît fin 1901.

Estimation : 150/200€


Lot 0116

Affaire Dreyfus.- CHARPENTIER, Armand (1864-1949), journaliste dreyfusard, militant pacifiste, censeur de 1915 à 1918, collaborateur pendant la 2e Guerre voyant dans Hitler un pacifiste, est un écrivain français. En 1926, dans son livre « La Guerre et la Patrie », préfacé par Barbusse, il s?oppose au patriotisme guerrier. Quatre lettres autographes signées et un texte de 3 pages 8° en petite écriture. Ce texte de trois pages envoyé à un « confrère ». Ce texte répond à une enquête qui demande, semble-t-il, si un apaisement est possible. Armand Charpentier reprend la situation depuis l?Affaire Dreyfus. Il faut que le France devienne Dreyfusarde. Deux lettres concernent ce document : une lettre d?accompagnement datée du 2 novembre 1899 (1 p. ½ in-12) et une lettre le 4 suivant constatant le refus du « Figaro » de publier son texte et écrivant à son cher confrère qu?il lui « laisse le soin de l?utiliser pour le mieux de la cause »? Lettre du 17 janvier 1919 à un confrère et ami lui demandant de la documentation : « Je viens de commencer à écrire mes souvenirs de censeur » (2 p. ½ 8°). Lettre du 2 septembre 1920 à un « cher ami » qu?il remercie de lui avoir envoyé un autographe de Félix Fénéon, qu?il venait de recevoir chez lui avec sa femme? (2 p. 8°). Bel ensemble.

Estimation : 100/150€


Lot 0117

DE BOM, Emmanuel (1868-1953), écrivain, journaliste et bibliothécaire. Deux lettres adressées à Georges MARLIER (1898-1968), critique d?art qui défend un art intégré dans un État fort et après la capitulation participe au « Nouveau Journal ». - Dans la première lettre, datée du 30 novembre 1942 depuis Kalmshout (1 p. 4° ½ ). De Bom remercie Marlier de lui avoir suggéré de rencontrer M. Étienne Vauthier, ancien élève de Henri de Braekeleer. De Bom sera très heureux de rencontrer Marlier lors de sa conférence sur « Le peintre des poldériens », Marten Melsen (1870-1947) « que vous estimez beaucoup comme moi. Peut-être celui-ci (incognito !) assistera aussi? Excellente occasion pour vous de lui prendre une interview !... (À moins qu?il se sauve). » De Bom suggère d?organiser une rétrospective de l??uvre. Il salue Madame Marlier (Alice Frey). (Deux remarques : d?éminents critiques d?art comme Camille Lemonnier, Edmond Picard, Octave Maus, Paul Colin et Pol de Mont ont fait l?éloge de son ?uvre, et De Bom a écrit une monographie sur Melsen, Emmanuel De Bom, « Marten Melsen, oolijk schilder der boeren uit het polderland », Uitg. H. Melsen, Bruxelles, 1942). - Dans la seconde lettre, datée du 23 mai 1943 depuis Kalmshout (3 p. 4° et qqs lignes). De Bom vient inopinément de relire sa monographie sur « Henri de Braekeleer en Antwerpen ». Il propose à Marlier d?être son « drogman en français » (Drogman est le terme utilisé en Orient pour désigner un interprète). Il rappelle que c?est une idée dans l?air du temps, que « Paul Haesaerts vient de lui demander quelques renseignements pour la publication en français d?un article à lui, dont la (mauvaise) traduction en néerlandais a paru en Hollande ». Ens. 2 lettres.

Estimation : 40/80€


Lot 0118

DE RIDDER, André (1888-1961), économiste, romancier, historien de l?art. Deux lettres adressées à Georges MARLIER (1898-1968), critique d?art qui défend un art intégré dans un État fort et après la capitulation participe au « Nouveau Journal ». - Dans la première lettre datée du 28 décembre 1940 depuis Anvers (3 p. 4° et qqs lignes). Lettre très intéressante : « Ta proposition de collaborer à la page spéciale - artistique et historique du « Nouveau Journal », me séduit fort, d?autant plus que tu me soumets un sujet qui me tient à c?ur « Rubens et le baroque anversois ». Mais je te demande un sursis, pour me décider et pour me mettre au travail. Je ne suis pas très courageux, en ce moment, eu égard à tant de choses qui me dépriment un peu (tu sais que je crois à l? « ordre nouveau », mais j?ai l?impression que celui-ci se crée dans notre pays dans de bien singulières conditions et par le truchement d? « hommes nouveaux » qui ne m?inspirent guère confiance, en général). » Etc. - Dans la seconde lettre datée du 17 janvier 1944 depuis Anvers (1 p. 4°, le bas de la page a été mouillé et est difficile à lire). De Ridder réclame avec insistance des reproductions, particulièrement un cliché d?un tableau de Gustave De Smet./ Ens. 2 lettres.

Estimation : 50/75€


Lot 0119

DUTOURD, Jean (1920-2011), écrivain français membre de l?Académie. Carte-lettre à son nom : remerciement à Victor MOREMANS (1890-1973), critique littéraire belge, qui commença presqu'en même temps que Simenon à la « Gazette de Liège » et devint un grand critique littéraire apprécié de tous et souvent lié d?amitié avec les auteurs, datée du 15 avril 1969, enveloppe conservée avec surtaxe. On joint du même son livre « Petit journal 1965-1966 ». Paris, Julliard, 1969, rel. édit., jaq. (édit. orig., pas de tirage de tête) avec envoi à Victor Moremans au faux titre./ Ens. 2 pièces.

Estimation : 40/80€


Lot 0120

GEORGES-ANQUETIL, Jules-Georges Anquetil dit (né en 1888 et mort le 1er mars 1945 à Buchenwald), est un avocat français devenu journaliste, puis patron de presse et éditeur. En juillet 1921, il lance un nouveau magazine satirique mensuel, Le Grand Guignol pamphlétaire illustré, qui dure près de huit ans, diffusé par Hachette, et qui a sans doute été son titre le plus pérenne. Anquetil doit l'interrompre en février 1922 pour procès, puis le poursuit sous le titre Le Grand Guignol enchaîné. Après avoir été battu en 1919 aux élections du conseil municipal de Paris, Georges Anquetil se présente en 1928 aux élections législatives en Guyanesous l'étiquette galmotiste mais la presse locale révèle son casier judiciaire : il avait été en effet condamné en 1922 puis en 1926 à de la prison et à des amendes pour diverses infractions (extorsion de fonds, injures, diffamation). Il est possible qu'ayant eu accès à des dossiers sensibles, Anquetil ait exigé de l'argent en contrepartie de son silence, mais rien n'est sûr. Il fonde ses propres éditions et publie ses propres livres : « La Maitresse légitime », « Satan conduit le bal » etc. Bel ensemble en partie envoyé depuis l?infirmerie de Fresne. Cinq carte et lettres adressées à Jean-Bernard Passerieu, dit JEAN-BERNARD, avocat et publiciste (1858-1936). Fonde la revue L?Union littéraire à dix-huit ans ; critique littéraire à L?Événement sous le pseudonyme du « Bourgeois de Paris » ; président du Syndicat des Journaux de Langue française paraissant à l?étranger, etc. 1° : 28 janvier 1921 : 2 pages 4° sur papier à lettre du « Courrier français », lettre « confidentielle » écrite depuis son lit, annonçant que ses deux journaux dont morts. 2° : 12 avril 1922 : 4 pages in-12 depuis l?infirmerie de Fresnes séjour pour soigner sa tuberculose. Sur une page en petits caractères, il fait la liste de ses inculpations. 3° : 7 avril 1929 depuis l?infirmerie de Fresnes, lettre « confidentielle » de 4 pages 8° dans laquelle il se justifie longuement. 4° : 14 janvier 1930, une carte à en-tête de « La Rumeur » écrite des deux côtés où il annonce que son affaire va s?arranger et annonce aussi la parution d?un hebdomadaire « La Comédie humaine »... 5° : 8 janvier 1930 : 2 pages in-4° sur papier des Éditions Georges-Anquetil. Lettre « confidentielle » où Georges-Anquetil demande à Jean-Bernard d?intervenir auprès du Ministère pour que l?on continue à verser sa subvention mensuelle? Très bel ensemble de 1 carte et 4 lettres.

Estimation : 150/200€


Lot 0121

HAHN, Reynaldo (1874-1947), compositeur, chef d?orchestre, chanteur et critique musical français d?origine vénézuélienne, fut le principal compagnon de Marcel Proust. En 1894, il fait la connaissance de Proust dont il devient l?amant jusqu?en 1896. Il entretiendra cette amitié jusqu'à la mort de l?écrivain dont il sera l?un des rares proches à pouvoir se rendre chez lui sans devoir se faire annoncer. Toute son ?uvre est marquée par un véritable don de l?invention mélodique alliée à un raffinement harmonique certain. S?il reste, pour certains, le musicien de la Belle Époque, l?auteur de « charmantes » mélodies et d?opérettes démontre tout le contraire par la richesse de son corpus. Correspondance (7 lettres et 4 cartes + une enveloppe) adressée à la cantatrice Louise MAZZOLI, épouse de Louis Queyrel (son portrait est peut-être celui reproduit dans le 10 du « Monde musical » (1926). Cette correspondance montre la fidélité de l?amitié qui lie les deux correspondants. - Lettre de 2 p. in-12, non datée. « Notre Seigneur et maître m?a dit que votre projet était ajourné [...]. J?irai, si vous le voulez bien, manger la soupe de poissons mercredi 11 - je ne dis pas le lundi 10 parce que le lundi est un mauvais jour pour le poisson. »? - Lettre (2 pages) non datée. Souffrant, Il écrit d?abord que la soupe de poissons doit être remise, puis en P.S. La fixe pour le samedi. Parle d?un projet à Londres et d?une opérette. - Lettre-enveloppe, 1 p. in-12. « Vous êtes gentille de m?avoir écrit une si charmante lettre. Mais ce cadeau est BEAUCOUP TROP BEAU. J?ai connu Moreas [Jean Moréas ?] qui m?a reçu deux fois et m?a dit beaucoup de choses que je n?oublierai jamais. - Lettre de 2 pages non datée, déplorant la disparition de la mère de sa correspondante et plaignant son mari malade : « Sont-ce des rhumatismes ? Connaissez-vous les eaux de Gréoux. » Il devait « reprendre la direction de la saison musicale, mais les casinos ont fermé leurs portes »? - Lettre de 2 p. 8°, 6 oct. Lettre de condoléance lors du décès du mari de sa correspondante. - Carte postale du lycée de Limoges, cachet de la poste 22.06.1937 (?) : « Un souvenir amical de cette ville où j?eus le plaisir de venir avec vous » + signature. - Carte postale non illustrée, 13 juin 1942 : « De passage ici auprès de ma s?ur (très malade, hélas), je reçois votre bonne lettre »? « De Max [Jacob ?], mieux vaut ne pas parler pour l?instant ; le jour venu, on s?expliquera »... - Lettre de 2 p. 8°, 17 oct. Il est question de Prométhée (son Prométhée triomphant est créé par l'Orchestre Colonne en 1908) : « C?est une ?uvre écrite avec une sincérité, une ardeur, une conviction dont je serais bien incapable après tant d?années »? Hahn parle ensuite de la foi : « Ne me parlez pas de la Foi. Heureux ceux qui l?ont ; je ne suis pas de ceux-là », etc. Enfin, il parle à nouveau de Max : « Quant à Max, je ne l?ai pas revu. Nous avons échangé des lettres ; je lui en dois une depuis [?] mois. J?espérais pouvoir me résoudre à me rapprocher de lui. Pas un instant je n?ai douté de sa loyauté [?]. Et puis, je pleure des amis très chers massacrés par ceux que Max admirait ; je ne veux pas leur être infidèle. » Belle lettre. - Petite lettre-enveloppe, 24 septembre 1942. Annonce de la mort de sa s?ur. Il ajoute : « Je suis affligé de savoir votre mari souffrant (bord touché par l?eau mais lisible). - Carte postale non illustrée, 3 février 1944 : « Avez-vous reçu ma lettre ? Vous seriez si bonne d?y répondre »? - Carte postale non illustrée, 22 février 1945 (?) : Il déménage, « quelle expédition ! quelles complications ! quelles dépenses ! quels efforts. Enfin, nous partons ! Deux ans et demi dans cet affreux pays, c?est beaucoup ! Paris m?effraie, mais tout vaut mieux que cet endroit ci. » Il espère qu?ils se reverront chez elle ou chez lui.

Estimation : 200/250€


Lot 0122

LYR, René (1887-1957), poète, musicologue, critique d?art, dessinateur et écrivain belge, impliqué dans le mouvement wallon, des Amitiés françaises, etc. Petite carte à en-tête du Musée instrumental datée du 8 déc. 1946 adressée à Raymond COLLEYE (1890-1963), journaliste, fondateurs de plusieurs revues littéraires et très actif dans le mouvement wallon. Réponse à une proposition de Colleye d?organiser des conférences et avis élogieux sur le poète qu?est Raymond Colleye. Est joint un mot dactylographié de Colleye avec enveloppe qui transmet la lettre. Est joint également un exemplaire du livre de René Lyr, Mon ami Louis Thévenet. Uccle/Bruxelles, Éditions nationales, 1945, 8°, broché, avec envoi (ex. lég. défraîchi)./ Ens. 3 pièces.

Estimation : 30/60€


Lot 0123

MONTGOMERY of ALAMEIN (1887-1975), dit Monty. Lettre dactylographiée avec signature autographe, papier à son en-tête, datée du 2 mars 1959, adressée à un haut fonctionnaire Sir Edward Crowe, K.C.M.G. Montgomery regrette de ne pouvoir participer au banquet De La Rue, n'étant pas disponible.

Estimation : 40/80€


Lot 0124

NARCEJAC, Thomas (1908-1998), pseudonyme de Pierre Ayraud, Manuscrits autographes de nouvelles et romans écrits seul./ Manuscrit autographe de 90 pages de cahier d?écolier d?un roman non identifié intitulé « Ma première enquête » (inédit ?)./ Manuscrit autographe de deux nouvelles non identifiées, « Yvette », 20 p. de cahier d?écolier, et « Le Notaire », 8 p. dans le même cahier./ Manuscrit autographe de 89 feuillets de cahier d?écolier de « Dix de der », « L'Empreinte », 1950 ; réédition sous le titre « Le Goût des larmes ». Après le titre un 1 entre parenthèses. Quelques ff. libres in fine avec des notes de scénario. / Manuscrit autographe de 12 feuillets de cahier d?écolier intitulé « Le Dernier Témoin ». Non identifié./ Manuscrit autographe de 16 pages de cahier d?écolier. Notes pour des additions et corrections au roman « Ce n'est qu'un au revoir... » Le manuscrit du texte de ce court roman probablement inédit est passé en vente chez Piasa le 20 nov. 2007, n° 397./ Manuscrit autographe de 92 pages en deux cahiers d?écolier d?une nouvelle non identifiée./ Manuscrit autographe de 196 pages d?un roman intitulé « La Maison du quai Valin », non identifié ou inédit. Ens. 8 manuscrits.

Estimation : 250/300€


Lot 0125

REBOUX, Paul, nom de plume d?André Amillet (1877-1963), est un écrivain, journaliste et peintre français. Il est notamment connu pour ses recueils de pastiches littéraires. Correspondance à Victor MOREMANS (1890-1973), critique littéraire belge, qui commença presqu'en même temps que Simenon à la « Gazette de Liège » et devint un grand critique littéraire apprécié de tous et souvent lié d?amitié avec les auteurs (Simenon, Montherlant, etc.). 14 lettres dont 2 manuscrites et 12 dactylographiées avec signature autographe + 12 enveloppes, quelques papiers à en-tête (Paris-Soir, Société d?Édition et de Publicité technique, Les Éditions Le Laurier?) Du 2 décembre 1924 au 17 décembre 1936, 14 lettres toutes datées. Lettres de remerciement pour les critiques, avec parfois un commentaire et parfois allusion au séjour à Liège, une lettre demande un compte rendu pour son livre préféré, « Le Phare » qu?il va réécrire ». Lettre du 17 novembre 1930 (manuscrite) : « Vos réserves, cher Monsieur, me sont aussi agréables que vos éloges, tant elles sont amicalement formulées. Merci pour cette étude attentive et sympathique, et merci pour le souvenir de Liège qui m?est revenu en lisant votre nom. Bien fidèlement. » Amusante correspondance.

Estimation : 50/75€


Lot 0126

TRENET, Charles (1913-2001), chanteur, compositeur, interprète français. Lettre autographe signée de deux pages 8°, papier à en-tête de l?Hôtel de Bordeaux, datée du 2 févr. 1939, adressée à Jean-Bernard Passerieu, dit JEAN-BERNARD, avocat et publiciste (1858-1936). Fonde la revue L?Union littéraire à dix-huit ans ; critique littéraire à L?Événement sous le pseudonyme du « Bourgeois de Paris » ; président du Syndicat des Journaux de Langue française paraissant à l?étranger, directeur de la SACEM, etc. Amusante lettre de réclamation. Il a demandé à la SACEM si son compte d?auteur était libre de toute opposition. « Le 5 janvier dernier, j?avais 27.000 F et quelques à toucher . Mais deux oppositions de l?exquis Salabert [entendez la maison d?Éditions] et de mon nom moins exquis percepteur s?élevaient environ à 7.000 F. » Supposant que la SACEM a réglé les créanciers il attend, « mais... bernique ! J?attends toujours (...) ».

Estimation : 100/150€


Lot 0127

VAUXCELLES, Louis, pseudonyme de Louis Mayer (1870-1943), critique d?art. Vauxcelles n?est pas n?importe qui. Il est l?inventeur du terme « fauves » pour désigner les peintures de Derain, Dufy, Matisse et Vlaminck. Lors du Salon d?Automne de 1905, devant une sculpture classique placée au milieu de toiles aux couleurs pures de ces artistes, il utilisa la formule qui fit date : « Donatello parmi les fauves ». Il n?en reste pas là. En 1908, il lance le mot « cube » : Braque « méprise la forme, réduit tout, sites et figures et maisons, à des schémas géométriques, à des cubes ». Une page in-12 sur papier de deuil, lettre sans date adressée à Jean-Bernard Passerieu, dit JEAN-BERNARD, avocat et publiciste (1858-1936). Fonde la revue L?Union littéraire à dix-huit ans ; critique littéraire à L?Événement sous le pseudonyme du « Bourgeois de Paris » ; président du Syndicat des Journaux de Langue française paraissant à l?étranger, etc. "Cher Jean-Bernard / C?est vous qui avez raison. Je suis grincheux, stupide, aigri, surmené. Pardonnez-moi (...)".

Estimation : 50/100€