Lot n°0005

- Bibliothèque des Sciences et des Beaux arts. La Haye, Pierre Gosse junior, libraire de son Altesse royale (à partir de 1761, chez Pierre Gosse junior et Daniel Pinet, libraires de son Altesse royale le prince Stadhouder héréditaire), de janvier 1754 à décembre 1778. Trimestriel : 50 tomes in-12 en 96 livraisons (2 livraisons en 1777 : janv.-juin et juil.-déc.). Les t. 25 et 50 sont des tables. Chaque vol., en 2 parties, a une pagination continue. Les premiers tomes comptent environ 500 p. chacun (250 + 250). Ce chiffre augmente par la suite : 580 p. (t. 20) et dépasse les 600 p. (t. 23-26) pour revenir aux 500 p. (t. 31-40). Table sommaire, par articles, au début de chaque livraison, et table analytique, par ordre alphabétique des matières, à la fin de chaque tome. Après cela on trouve souvent un errata, des prospectus, et des nouvelles des dernières publications disponibles chez l'éditeur du journal. La vignette de la page de titre représente l'agriculture avec cette devise : « Le plaisir des beaux-arts est le plaisir des sages ». Directeur et collaborateurs : Charles Chaix, à la tête d'une « Société de gens de Lettres ». Parmi les collaborateurs les plus actifs de Chaix, citons : Élie de Joncourt et Jean Daniel La Fite qui sont, tout comme Chaix, « pasteurs de l'Église wallonne à La Haye ». On remarque également la participation de Madame La Fite, Marie-Élisabeth Boué, de Charles-Guillaume-Frédéric Dumas, ainsi que de H. Hop, J. Guiot, L'Héritier... L'Avertissement du t. 1, la devise et la vignette de la page du titre annoncent une prédilection pour les sciences, exactes et appliquées. On s'intéresse dans les premiers tomes à la médecine, à l'agriculture, aux mathématiques, à la physique, mais aussi aux voyages, histoire ecclésiastique et belles-lettres. Les mémoires des sociétés savantes, de Hollande notamment, sont très souvent publiés. On remarque une importante évolution et un intérêt de plus en plus grand pour les belles-lettres à partir de 1760. L'évolution de la rubrique « Nouvelles littéraires » confirme cette tendance. On y donne aussi bien des nouvelles scientifiques que des nouvelles de la « République des Lettres ». Les nouvelles des belles-lettres l'emportent largement par la suite, ainsi que le nombre des pages consacrées à cette rubrique. D'une vingtaine de pages dans les premières livraisons, on approche la centaine quelquefois (t. 26 et 27), presque le tiers du contenu. Des nouvelles de toutes les villes d'Europe attestent l'existence d'un important réseau de correspondants (cf. http://dictionnaire-journaux.gazettes18e.fr/journal/0160-bibliotheque-des-sciences-et-des-beaux-arts). Notre collection comprend 21 tomes in-12 (sur 50) : du t. 2 (1754) au t. 6 (1756), du t. 8 (1757) au t. 12 (1759), t. 14, (1760), du t. 16 (1761) au t. 20 (1763), t. 22 (1764) et 23 (1765), t. 25 (Tables, 1766), t. 26 (1766) et 27 (1767). Reliures uniformes en veau brun de l'époque, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre (qq. défauts, accrocs et usures). Bon ensemble. Les collections de ce rare « journal » sont rarement complètes. Non collationné.
Estimation: 200/300€
Adjugé: 25€